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mercredi 24 février 2021

Une famille trop présente de Marie Sexton & Heidi Cullinan

 


Prix Public : 5.99 € (Numérique) 16 € (Broché)
Éditions : Bookmark
Collection : MxM
Nombre de pages : 280 pages
Date de publication : 28/10/20 (num) 30/11/20 (broché)
ISBN : 979-1038119468



On ne choisit pas sa famille, mais parfois c'est elle qui vous choisit. À presque quarante ans, Vincent, dit Vinnie, a toujours peur d'admettre qu'il est peut-être gay, même à lui-même. Un problème majeur : sa grande famille italo-américaine. Mais après trois divorces, il lui est de plus en plus difficile de réprimer ses penchants. Alors qu'il s'aventure dans un bar du quartier gay de Chicago, là où personne ne le connaît, voilà qu'il tombe sur quelqu'un de son coin ! Entre deux jobs, l'université, sa grand-mère dont il doit prendre soin et sa mère alcoolique, Trey n'a pas vraiment le temps de s'amuser. Encore moins de sortir avec quelqu'un qui jure être hétéro. Pourtant, après une soirée à danser joue contre joue avec Vinnie, Trey décide qu'il est l'homme idéal pour explorer les joies d'une relation romantique sans attaches et sans la pression du sexe. Après tout, il est vierge et compte le rester jusqu'à trouver le « bon ». Le plan semble parfait... mais, en famille comme en amour, rien n'est jamais simple. #Famille #ComingOut #SecondeChance #MM



Un titre qui m'a de suite tentée et je n'ai pas été déçue. J'ai beaucoup apprécié ce roman, même si on peut reprocher la rapidité à laquelle avance la relation du couple ou la cause pour laquelle Vincent se remet en question. Néanmoins le côté « coup de foudre », même si ce n'est pas exactement ça ici, et ils vécurent heureux, est un « défaut » de beaucoup de romances. Outre ce point, j'ai trouvé l'histoire très bien menée, c'est rythmé et l'aspect opposé des personnages m'a beaucoup touchée.

Les personnages sont attachants, notamment Vincent avec son passé amoureux chaotique, son besoin de découvrir si finalement ce n'est pas parce qu'il s'est trompé de chemin sa famille intrusive mais toujours bien intentionnée et surtout son caractère macho mais tendre en font un protagoniste attachant. Nous suivons en même temps que lui son coming-out, son acceptation de son homosexualité. Lorsque l'on a grandi dans une famille qui vous pousse à vous marier et faire des bébés, pas évident d'y faire face.

Trey, étudiant de 25 ans, m'a particulièrement touchée. Sa vie avec sa grand-mère et sa mère, ses réactions face à l'alcoolisme de sa mère et ses conséquences m'ont brisé le cœur. À la lecture des obstacles qu’il doit affronter, le lecteur n'a qu'une envie, le prendre dans ses bras et lui dire que tout finira par s'arranger.

Le roman ne se concentre donc pas simplement sur la relation des deux héros, mais également sur leur vie de famille, qu'elle soit composée de 30 personnes voire plus, ou de 3. J'ai beaucoup aimé ce point de vue, c'est ce qui m'a le plus intéressée dans ce roman. Même si la romance a vraiment son charme, la façon dont ils avancent, à leur rythme, sans précipitation, fait monter la tension et ce n'est pas rare de finir avec des bouffées de chaleur ! Cela peut paraître contradictoire avec ce que j’ai pu dire au début, mais je pense qu’il faut le lire pour bien comprendre cette opposition. Tout se passe très vite, dans un court laps de temps, mais ce n’est pas pour autant qu’ils se jettent l’un sur l’autre au premier rendez-vous.

En bref, un roman agréable à lire, les personnages se connaissent depuis toujours sans se douter ne serait-ce qu'un instant qu'ils finiront ensemble. Le point qui les oppose et finira par les rassembler est la famille, cela m'a beaucoup plu. C'est une lecture qui peut paraître légère, mais qui aborde des thèmes durs comme l'alcoolisme ou la peur du rejet. À lire si vous aimez ces thématiques et si vous n'avez pas peur d'avoir le cœur brisé, les larmes aux yeux, mais aussi un sourire benêt et un coup de chaud ! Si on omet la rapidité avec laquelle tout cela se passe, c'est un bonheur à savourer.

samedi 9 janvier 2021

Un papa pour Noël de Adeline Dias & Laura Collins

 


Prix Public : 5.99 € (Numérique) 12 € (Broché)
Éditions : Bookmark
Collection : Infinity/Romance d'hiver
Nombre de pages : 232 pages
Date de publication : 13/11/19 (num) 16/12/19 (broché)
ISBN : 979-1038100107


Depuis la naissance de Louis qu’elle élève seule, Romie va de galère en galère. Acculée avec l’arrivée de l’hiver, elle squatte une maison inhabitée et trouve un emploi de lutine de Père-Noël dans une galerie commerciale.

Alors que la magie de Noël opère un peu partout autour d’elle, il semblerait bien qu’elle boude Romie. Une impression confirmée quand le propriétaire de son squat se révèle être Camille Delvale, son employeur et ancien amant de passage.




Voici un roman de Noël vraiment très plaisant, plein de tendresse, d'humour, d'amour, de bredalas, de manalas et de Père Noël.

Nous connaissons tous le schéma classique d'une romance, saupoudré d'une dose d'esprit de Noël, c'est à peu près toujours la même chose. J'ai donc été agréablement surprise à la lecture de ce roman, les personnages ne sont pas « lisses », surtout Romie, qui a un passé difficile, et un présent qui l'est également. Ne vous y trompez pas, cela apporte beaucoup au roman, une profondeur, une justesse qui rend la lecture des plus intéressantes. La relation qui existe entre la jeune femme et son fils est adorable et prenante, elle sacrifie tout pour lui, fait tout pour qu'il soit heureux et ne se rende pas compte des difficultés vécues par sa maman.

Camille, quant à lui, n'a pas vraiment à se plaindre, même si actuellement ce n'est pas le top. Il a un travail dans lequel il excelle, gagne bien sa vie, le seul bémol serait du côté de sa vie privée. Son comportement envers les femmes est loin d'être exemplaire et cela lui ayant coûté son poste à Paris, le voilà exilé en Alsace en tant que directeur d'une petite galerie commerciale qu'il doit remettre à flot, alors qu'il n'y a pas plus citadin que lui.

L'histoire avance à un bon rythme, les rebondissements sont présents et le lecteur a vraiment envie de savoir comment tout cela va se terminer. J'ai aimé suivre Romie, Louis et Camille, les découvrir en même temps que les autres personnages, un véritable bonheur. L'ambiance de Noël est bien présente et permet au lecteur de se laisser emporter dans l'histoire, au milieu de la magie de Noël. Le lieu choisi n'y est pas étranger, l'Alsace est connue pour être le « pays de Noël ». À la lecture, nous n'avons qu'une envie, nous y rendre afin d'y vivre les mêmes émotions, alors que clairement cette année... voilà. La présence d'un petit garçon apporte une touche supplémentaire, car nous savons tous que les étoiles dans les yeux d'un enfant à la découverte des illuminations, d'un sapin, des cadeaux, c'est simplement magique.

Je ne sais pas comment se déroule, une écriture à quatre mains, mais je peux vous dire que Adeline Dias et Laura Collins, travaillent très bien ensemble. Cela donne vraiment envie de découvrir chacune d'entre elles indépendamment. Les chapitres défilent très rapidement, tout est fluide, on ne voit pas la différence d'une auteure à l'autre, ce qui dans un sens est frustrant !

En bref, un roman très touchant que j'ai adoré. La lecture en est très fluide, les personnages sont vraiment attachants, tout comme leur histoire et l'évolution de leur relation. Un petit bijou dans le genre des romances de Noël, une histoire originale qui saura vous attendrir et vous donner envie de vous rendre en Alsace à la période des fêtes pour déguster des bredalas ou des manalas avec un chocolat chaud. À lire à n'importe quelle période de l'année sans modération !

dimanche 4 août 2019

Ce qui nous consume... de Georgia Caldera





Illustration : aleksle/iStock
Prix Public : 13.40€
Éditions : J'ai lu
Collection : Fantasme
Nombre de pages :  416 pages
Date de publication : 15/ 05/ 2019
ISBN : 978-2290208984




Violette, au passé troublé mais au brillant avenir, vient d'intégrer une école d'art. Elle s'est installée chez sa mère et son nouveau mari, et a fait la connaissance du fils de celui-ci, le solitaire et énigmatique Adam. Après s'être ignorés puis déchirés durant des semaines, ils ont trouvé la paix dans les bras l'un de l'autre et se sont déclaré leur amour. Violette doit désormais apprendre à lui faire confiance, mais les secrets qui voilent le ténébreux regard d'Adam pèsent sur leur couple. Parviendra-t-il à lui révéler ses démons et à accepter son aide?


Suite directe du premier opus, nous retrouvons Adam et Violette après une dispute. Comme à l'accoutumée avec l'auteur, ce roman est loin d'être avare en émotion et en rebondissement. Chaque fois que l'on croit que la fin est proche, elle nous présente un nouvel événement, un nouveau fait, un nouveau secret qui perd le lecteur en conjectures. Ce second tome nous en apprend davantage sur le passé des deux personnages qui est loin d'être rose et heureux comme nous avions pu le supposer dans le premier roman. Les sujets abordés sont donc le harcèlement et la violence physique et psychologique d'un parent sur son enfant. Des sujets très délicats à aborder mais que l'auteur réussit à amener d'une façon qui va interpeller le lecteur sans le choquer violemment le lecteur.

Une fois encore, la narration passe d'un personnage à l'autre. C'est décidément quelque chose que j'apprécie et qui permet de s'attacher et de comprendre chaque protagoniste dans son individualité. Nous ne sommes pas toujours d'accord avec leur choix, leur silence, les non-dits mais, nous comprenons davantage les pourquoi de tout cela. J'ai souvent eu envie de les secouer, de leur dire quoi faire, de mettre fin à cette frustration latente de connaître leurs secrets mais qu'ils refusent de se les avouer alors que ce serait la solution de leurs problèmes.

Je ne saurais vous en dire plus sans trop en révéler, mais les révélations dans ce tome sont touchantes, bouleversantes pour certaines, j'avoue avoir sorti les mouchoirs, été choquée à un endroit particulier. Les émotions sont au rendez-vous, mais je n'avais pas vraiment de doute avec l'auteur. J'ai ri, souris, pleuré, été en colère et j'ai eu chaud... Je pense que c'est le premier livre de l'auteure où les scènes charnelles sont aussi nombreuses, (rien de cru merci) mais pleines de sensualité et de tendresse. J'aime vivre ce genre de choses durant une lecture. Si elle se révèle plate et sans sentiment, je n'y vois pas l'intérêt. 

En bref, un second tome à la hauteur du premier. Je vous recommande ce diptyque qui vous mènera vers un amour qui semblera impossible. Une histoire pleine de noirs secrets, de souffrance mais surtout d'amour. 

mercredi 31 juillet 2019

Ce qui ne te tue pas... de Georgia Caldera




Illustration : aleksle/iStock
Prix Public : 13.40€
Éditions : J'ai lu
Collection : Fantasme
Nombre de pages : 320 pages
Date de publication : 20/ 03/ 2019
ISBN : 978-2290200537





Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. C'est par un déménagement et l'intégration d'une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. Artiste dans l'âme, Violette espère se révéler et s'épanouir au sein de Arte-Sup. Or son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. Car le jeune homme, aussi ombrageux qu'insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessous tout. Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation...


Violette revient vivre chez sa mère à Tours pour pouvoir faire une école de graphisme renommée. Voilà près de deux ans qu'elle ne l'avait pas revue et leur relation n'est pas la meilleure qui soit. La jeune femme ne connaît pas son beau-père, Ludwig, ni le fils de celui-ci, Adam, malgré une impression de déjà-vu lors de leur premier repas ensemble. Débute alors une cohabitation houleuse, durant laquelle les deux jeunes adultes vont apprendre à se connaître au détour de disputes et d'indices sur l'histoire personnelle de chacun des protagonistes.

Georgia Caldera nous offre, une fois encore, un roman plein de justesse, avec des personnages d'apparence forte mais qui cachent de bien sombres secrets. C'est le premier livre que l'auteur écrit à la première personne et elle passe de Violette à Adam avec une extrême facilité, l'utilisation de la première personne autorisant une meilleure identifications aux personnages. Nous avons l'impression qu'ils se confient directement à nous comme dans un journal ou une lettre. J'aime assez ce principe de suivre les deux personnages principaux à la fois, cela nous permet de savoir ce que chacun pense, les points de vue ainsi se mélangent et nous offrent la possibilité de mieux les comprendre et de mieux adhérer ou non à leur façon de réagir.

Ce que j'aime dans l'écriture de l'auteur c'est la justesse et le réalisme de ses personnages, à l'instar de Nos chemins de Travers, Nos vagues à l'âme, Hors de question et Hors de contrôle, quatre romans que j'ai adoré lire et vivre. Chaque « cycle » est différent mais se rejoint sur un point : les personnages ont une histoire compliquée. Ils sont blessés,voire brisés, par leur expérience de la vie. On peut (ou non) se retrouver en eux, même sans avoir vécu un événement difficile; les personnages ne sont pas stéréotypés, c'est du moins ce que je ressens, il y a souvent un défaut physique (minime ou non), et toujours une blessure psychologique. Mais je pense que chaque lecteur possède une faille, qui lui permettra de se retrouver dans les personnages de Georgia Caldera.

Chacune de mes lectures de l'auteur me laisse toujours un peu plus stupéfaite par la facilité avec laquelle elle traite des sujets si compliqués. Le rythme et le style sont tellement fluides que l'on ne voit pas les pages défiler. Lorsque nous arrivons à la fin du roman, on se demande si le nombre inscrit au bas n'est pas un mensonge éhonté des éditeurs. Chacun de ses livres est une expérience qu'il faut lire (vivre). Je n'ai pas lu la totalité de ses romans, même s'ils sont tous dans mes bibliothèques, jusqu'ici je n'ai vraiment lu que ses romances contemporaines, mais chaque fois je me suis retrouvée dans ma lecture, dans ses personnages, quelle que soit l'histoire.

À la fin de Ce qui ne te tue pas, il y a un temps où l'on se dit “ Quoi ? Mais non, ça ne peut pas se terminer ainsi.» avant de se rappeler que la suite (et fin) est (à l’heure actuelle) déjà dans les rayons de notre librairie. Ce doit être l'une des passions de l'auteur, de laisser son lecteur (pardonnez-moi l'expression) « sur le cul » à la fin du premier tome de ses diptyques, même si cette fois, on ne peut pas parler de réel cliffhanger, contrairement aux précédents. Je ressors également frustrée de ce roman, car les informations sur les personnages et leur histoire sont tellement distillées que l'on a la sensation d'avoir compris beaucoup de choses, mais finalement avec le recul on se rend rapidement compte que l'on ne sait rien, si ce n’est que quelques miettes. D'où mon impatience à connaître la suite qui ne tardera pas à rejoindre mon chevet.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ma lecture, comme à chaque fois avec l'auteur. Si, pour une fois, je n'ai pas versé de larmes, cela ne m'a pas empêchée de ressentir tout un tas d'émotions contradictoires pour les personnages, principaux et secondaires. Ce livre est limite un marathon pour ma tension et mon cœur, tant on passe d'un extrême à l'autre, à l'image des personnages qui sont tellement différents et si semblables à la fois. La contradiction, maître mot de ce roman !!!

dimanche 25 septembre 2016

Tombée du ciel de Cecelia Ahern






Illustration : Vanessa Corley
Prix Public : 7,60€
Éditions : J’ai Lu
Nombre de pages : 443 pages
Date de publication : 06/ 05/ 2015
ISBN : 978-2290104613





Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha'penny Bridge à Dublin. Lui, désespéré, s'apprête à sauter du pont. Elle, en plein divorce, lui fait une offre incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d'être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s'enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s'aperçoit qu'Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n'est pas sa seule découverte..


Si Tombée du ciel était une saison, ce serait l’hiver. Voici un roman à lire au chaud sous un plaid avec un bon mug de thé. L’action se passé à Dublin (comme la plupart des romans de Cécélia Ahern a priori), Adam et Christine n’étaient pas destinés à se rencontrer et pourtant, au détour d’un pont la jeune femme en pleine séparation prend le parti de sauver Adam d’un saut dans le vide, elle lui promet alors de lui redonner goût à la vie en quinze jours... La mission est loin d’être évidente surtout lorsque l’héroïne, elle-même ne sait plus où se situer face à la vie, mais ceci est sans savoir que l’un va aider l’autre à aimer la vie et l’amour. Une suite d’aventures farfelues parfois drôles, toujours touchantes, profiter de la vie est le message principal de ce roman. Quel rapport avec l’hiver ? Je pense que c’est une saison agréable lorsque l’on sait qu’une fois dehors, nous aurons toujours la possibilité de nous réchauffer dans un endroit que l’on aime, ce roman c’est cela, même quand la vie n’est pas au plus haut, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui nous redonne espoir en celle-ci. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, en tout cas dans ma petite tête, c’est très clair =)

Si Tombée du ciel était un message, ce serait une ade à la vie. Comme dit juste au-dessus, nos deux héros vont s’aider mutuellement pour reprendre goût à la vie et en la bonté humanité. Christine vit des moments difficiles, en pleine séparation, son mari ne lui laisse pas le temps de respirer et la harcèle, de son côté Adam n’en mène pas plus large, suite à sa séparation, il décide de sauter d’un pont, mais était-ce la seule raison à son geste ? En le sauvant la jeune femme lui propose un deal, si à la date de l’anniversaire d’Adam, il a toujours envie de sauter, elle le laisserait faire, mais si elle arrive à lui faire aimer la vie de nouveau... vous devinez la suite. Les deux jeunes gens vont alors passer quinze jours improbables, menant de front sa «mission» et ses problèmes personnels, Christine va tout faire pour sauver le jeune homme d’un avenir qu’il ne mérite pas. De son côté Adam est très centré sur lui-même mais, au fil des jours il deviendra protecteur envers Christine, en apprenant à la connaître il découvrira qu’elle aussi a besoin d’aide. Chacun veut que l’autre ait une vie future heureuse et c’est peut-être cela qui les sauvera... 

Si Tombée du ciel était un téléfilm, ce serait une fois encore l’un de ceux que l’on voit l’après-midi sur M6. Au fil des pages, nos héros vont vivre des aventures souvent drôles, parfois gênantes, qui prêtent à rire, à sourire ou à avoir les larmes aux yeux. De nombreuses péripéties, des rencontres touchantes, des échanges vrais, une histoire comme nous aimerions pouvoir en vivre une fois dans notre vie. Rencontrer un inconnue, qui s’avère ne pas être un tueur en série ou un pervers narcissique, qui change notre vie au point ou imaginer notre vie sans lui devient insupportable. Ce livre est une romance somme toute «classique», dans le sens où la fin n’est pas une surprise mais, avec un cheminement très original, prenant et excellemment mené. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

Si Tombée du ciel était un objet, ce serait un plaid doux et chaud. Je reviens sur ce que j’ai dit au début (j’ai un peu l’impression de ne faire que me répéter...), lorsque l’on tourne les pages de ce roman, une sensation de douceur et de bien-être nous entoure. Ce sentiment est dû au caractère de Christine, on ressent tant son envie de sauver la vie d’Adam, sa volonté de lui faire aimer la vie au détriment de son propre bonheur que ça en devient vraiment touchant. Même si en nous intéressant davantage à elle, on ressent une pointe d’égoïsme, elle ne le fait pas uniquement pour lui mais, aussi pour oublier son malheur, néanmoins cela reste très compréhensible et nous ne pouvons qu’avoir envie qu’elle réussisse et qu’elle trouve le bonheur à travers sa «quête» autoproclamée. J’ai beaucoup aimé ce personnage naïf, plein de tendresse et de douceur, qui aimerait croire en l’amour, en la vie, au bonheur mais, qui face à la réalité de sa vie, perd peu à peu espoir mais, le retrouve à travers Adam. 

Si Tombée du ciel devait se résumer, je pense avoir tout dit, si ce n’est que si vous aimez la romance, la tendresse et la douceur, lisez-le. J’ai beaucoup aimé cette lecture, elle se fait rapidement, nous sort de notre quotidien, nous permet de nous échapper de notre réalité et que demander de plus lorsque l’on lit un livre. C’est un doux moment de lecture, à lire que vous soyez triste, il vous remontera le moral ou que vous soyez heureux, il confirmera votre état d’esprit. Je lirai donc d’autres romans de l’auteur, s’ils sont tous dans la même veine, je pense devenir accroc. 

mardi 13 septembre 2016

La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald






Illustration : Constance Clavel
Prix Public : 8€
Éditions : J’ai lu
Nombre de pages : 508 pages
Date de publication : 04/ 05/ 2016
ISBN : 9782290110225






Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. A son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.

Si LBDCC était une saison se serait l’été. Voici une lecture que l’on m’a offerte à l’occasion de mon anniversaire en me conseillant de le lire l’été, ce que j’ai fait. C’est un moment léger de lecture, on se laisse volontiers emporter par le récit des pérégrinations de Sara partie de sa Suède natale dans le but de rencontrer Amy, avec qui elle échange par biais postal depuis un moment. Malheureusement, les choses ne se passent pas du tout comme elle l’avait prévu, mais malgré les déconvenues, elle finit par trouver sa place et son rôle dans cette petite ville de l’Iowa.

Si LBDCC était un défaut, je dirais le début de l’histoire. Avant que Sara ne décide d’ouvrir une librairie pour redonner vie à cette ville, il se passe plus de 200 pages, j’avoue qu’au début de ma lecture, j’ai eu peur de m’ennuyer. Je conçois qu’il soit intéressant de mettre en place l’histoire, de présenter les personnages, les lieux, j’ai néanmoins trouvé cette partie bien longue, avant que l’histoire ne m’intéresse vraiment et que j’enchaîne les pages pour savoir comment cette histoire allait se terminer.

Si LBDCC était un genre de livre, ce serait une histoire d’amour... pour les livres. Il est difficile de classer ce roman dans une catégorie, car ce n’est pas une romance à proprement parler, certe, il subsiste une histoire de coeur mais ce n’est vraiment pas ce qui prédomine. Il s’agirait plutôt d’une ode aux livres papiers, aux librairies, aux libraires. J’ai beaucoup aimé la vision de Sara pour les livres, son amour de l’objet et sa passion pour leur contenu, j’ai relevé quelques titres au fil des pages, que l’auteur m’a donné envie de découvrir. C’est un beau roman pour les personnes amoureuses des livres.

Si LBDCC devait être résumé en un mot, je dirais joli. C’est un joli moment de lecture, c’est frais, original, bien écrit, il se passe beaucoup de choses au travers la ville. On suit le plus souvent Sara mais il nous arrive de suivre d’autres personnages et j’ai trouvé cela très intéressant de pouvoir savoir ce que pensent les autres de l’arrivée de Sara, de ses projets, son ambition, sa façon de changer la routine de la ville à travers la librairie. J’ai beaucoup aimé l’histoire de George, il m’a beaucoup touché même s’il ne paie pas de mine au début du roman, tout comme celle de Caroline mais je préfère vous laisser découvrir tous ces personnages touchants dans leur globalité, j’avoue ne pas être fan de Jen qui est le genre de femme que je remettrai fissa à sa place... madame se prend pour une reporter mais se rapproche davantage de la commère du coin, sauf qu’elle publie ses commérages dans le journal de la ville.

Si LBDCC devait être un mot final, je dirais simplement que je vous le conseille. Si vous aimez les livres, flâner en librairie, discuter avec des libraires ou simplement des passionnés, je pense que vous vous reconnaîtrez à travers ces pages, malgré un début un peu long à mon goût. Il ne m’a pas été difficile de m’identifier à la jeune femme suédoise, à sa façon d’être émerveillée, émue, en colère, amoureuse au milieu des pages d’une histoire. Bref c’est un bon moment de lecture que je mettrais en avant pour les personnes qui m’entourent et qui aiment les livres.